Épisode 005 : Construisez votre zone de confort !

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Construisez votre zone de confort

Dites-moi les amis, vous connaissez tous cet adage : « l’herbe semble toujours plus verte ailleurs » ou bien « on ne voit la valeur de ce que l’on à, quand on ne l’a plus »… ? Mais n’est-ce pas l’inverse du précepte tant à la mode de « sortir de sa zone de confort »… Alors que faut-il comprendre…

Qui a raison ? Qui a tord ? À moins que.. à moins que… qu’il faille ajouter un élément que par simplicité de compréhension nous omettions souvent…

Alors partons à l’aventure de la Zone de Confort

Plan d’action :

  1. définir
  2. pourquoi en sortir
  3. Comment sortir s’en se perdre

1. Qu’est-ce que la zone de confort

avant tout je vous propose de DEFINIR ce qu’est cette zone de confort pour que nous parlions bien de la même chose.

Du coup je vous propose de vous baser sur la personne qui a écrit le premier sur cela dans des ouvrages sur la performance ; Alasdair White, en 2009. : Avec ses successeurs nous pourrions dire qu’il s’agit d’un état psychologique, mentale dans lequel on se sent en sécurité, ou l’incertitude est assez faible ou l’on à l’impression d’avoir un certain contrôle. On ne génère pas particulièrement de stress.

(c’est pour cela qu’être agressé dans cette zone est particulièrement traumatisant car elle la remet totalement en cause)

C’est un espace où nous maîtrisons nos performances, ce qui est donc très utile pour tes taches indispensables et répétitives par exemple.

Alors pourquoi en sortir ?

2. Pourquoi en sortir?

Il y a 2 raisons : apprendre, élargir sa zone pour être plus efficace, augmenter sa flexibilité. Et aussi une seconde raison qui est à l’origine de la théorie de la zone de performance souvent oubliée .. je vous en parlerais juste après mais qu’en est-il déjà de cette première raison :

Première raison – Agrandir sa zone :

En zone de confort nous avons une maîtrise de ce qui s’y passe. Donc ce que nous ne savons pas est à l’extérieur…

Faisons le parallèle avec les 4 phases de l’apprentissage.

  1. 1 je ne sais pas que je ne sais pas.
    • Je sais que je ne sais pas
    • Je sais que je sais
    • Je ne sais plus que je sais (expert) > s’est inclus dans la zone de confort

Bon ok mais le rapport avec la zone de confort me direz-vous.. et bien… et bien en apprentissage comme pour le reste, si l’on veut apprendre, il faut justement allez voir là ou est ce savoir.. est-il est où.. devinez.. En dehors de notre zone de confort.

Bon dit comme ça, j’avoue c’est pas très encourageant. En fait c’est le problème : C’est Anxiogène, par définition. Alors dire, « il faut », « tu dois », s’imposer cela n’est pas facile, pour personne.

Chacun va aller là ou il se sentir capable de gérer son anxiété..

Voici quelques exemples…

Une personne qui ne trouve pas d’emploi à souvent tendance à continuer à chercher car, même s’il ne trouve pas il est dans un environnement qu’il connait, une zone de confort inconfortable. Pour en sortir il faudrait par exemple qu’il envisage de passer entrepreneur.

Une autre personne malheureuse en couple mais qui se dit qu’après tout il vaut mieux cette relation que pas de relation du tout car qui sait si elle va en retrouver quelqu’un.. Sortir de sa zone de confort pourrait être s’imaginer pouvoir vivre seule.

On voit aussi la différence entre « l’envie de »  et « le faire »… se sent-on capable d’apprendre et donc de gérer l’anxiété… Par exemple apprendre à faire du parachute !

Petite remarque, celui qui se fait plaisir en Parachute n’est pas celui qui apprend (ou juste par phases) mais bien celui qui maîtrise) et qui est donc dans sa zone de confort.

Voici donc la 1er raison pour sortir  de sa zone ; vouloir l’agrandir par envie ou nécessité.

Paradoxalement, on y sort pour intégrer ce qui est dehors, dedans. Donc on y sort pour mieux y revenir; pas pour y rester comme leitmotiv

Seconde raison – La performance d’exception

La deuxième est en fait celle qui est visée par les fondateurs de la théorie. Le but n’est pas de dire que sortir c’est vivre, que la vie commence quand on sort etc.. Cela n’a d’ailleurs pas vraiment de sens, l’être humain à de façon vitale besoin de cette zone de confort. Plus celle-ci sera stable plus il pourra s’en éloigner, pour y revenir.

Cependant, nous savons au travers de nombreuses études, que les grands performances ont besoin de plus d’anxiété ; il y a une corrélation.

Pour aller chercher la haute performance il faut donc savoir sortir de sa zone, augmenter son stress, performer et revenir dans cette zone… C’est un peu un apprentissage extrême…

Mais comment faire simplement…

Démonstration par l’exemple

Pour vous expliquer cela, je vais vous parler de deux légendes du tennis que  les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître. Borg et Mc Enroe.. Pour ceux qui les ont vu jouer, nous avons 2 styles de jeu différents. Borg, c’est le calme total : visage impassible, jeu attendant la faute de l’adversaire – Mc Enroe l’inverse : montée au filet – jeu agressif, particulièrement expressif..

Et quand ils jouent l’un contre l’autre qui gagne ? Et bien si Borg calme le jeu il gagne car il a sortie Mc Enroe de son style, très énervé, excité.. et inversement si Borg s’énerve ; il perd.

La morale c’est que pour chaque joueur il existe une zone particulière dans laquelle il est plus performant qui est liée au niveau de stress, d’anxiété. Vous l’avez compris. Borg à besoin d’un niveau de stress bas, et Mc Enroe élevé. D’ailleurs pour performer, Mc Enroe provoque cela en s’énervant avec l’arbitre pour rester dans cette zone de performance. Borg au contraire va rallonger les échanges et calmer le jeu…

Sortir de sa zone de confort c’est aller chercher la bonne zone d’anxiété qui permet d’être efficace.

3. Comment sortir sans se perdre

Deux recettes :

1. Si vous voulez agrandir votre zone de confort : Cherchez autour de vous une personne qui à une zone de confort totalement différente ou qui est confortable dans ce que vous aimeriez être ou savoir faire. Si c’est trop, commencez par le regarder et voir les différences entre vous deux. Questionnez-le. Pas la peine de faire un saut important, souvent de tous petits changements sont suffisants pour expérimenter, mais raccrochez-vous à sa zone de confort, et offrez-vous le luxe de retourner dans la vôtre pour souffler et récupérer.

2. Vous voulez avoir une performance extrême, sortez de votre zone de confort en cherchant votre Zone Optimale de Performance Individuelle, c’est à dire le bon niveau de stress, d’anxiété. Pour certains c’est être « dos au mur » pour d’autres c’est « juste une petite marche »…

Il existe des tests très bien corrélés pour connaître cela. Mais vous pouvez aussi analyser vos performances passées pour trouver cela. C’est fondamental et souvent oublié.

Ne suivez pas celui qui vous dit de partir au loin et couper tout les ponts pour évoluer si vous êtes performant en cas de basse anxiété. N’avancez pas sans prendre de risque si au contraire vous avez besoin d’un Haut niveau d’anxiété.

Voyez votre zone de confort comme votre maison, votre zone de méditation, d’introspection et le dehors comme un lieu d’apprentissage, de performance extrême mais qui ne sont que ponctuels.

Sortir de sa zone de confort n’est en rien un but,ce n’est qu’un moyen

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