Catégorie : Gérer situations concrètes

  • Je te coach pour traverser la rue.

    Je te coach pour traverser la rue.

    Offre exclusive !!! :  Je peux être coach pour t’aider à traverser la rue au bon endroit !

    Grace à moi tu n’auras plus peur des voitures, tu apprendras les 3 trucs des experts qui ont survécus dans les villes les plus dangereuses et en bonus je t’apprendrais à draguer en aidant les autres à traverser sans danger. Pour arriver à cette expertise j’ai été renversé 3 fois, j’ai fait 6 formations y compris avec des aveugles ! cela m’a couté 8.743 € et des années de mises en pratique.

    Normalement je te le ferais à 8.000 € ! Et bien non, pour toi, je te redonne tout mon savoir pour 7.000 ? non ! 5.000 ? non ! juste pour 1.743 € seulement. Et si tu commande avant la fin du mois seulement 1.400 €.

    Attends lis… je t’explique.

    Non mais je rêve !

    Je vais sur LinkedIn… je regarde qui j’ai en deuxième degré de connexion pour inviter des profils intéressant et j’ai quoi ? De la soupe de coach..
    Et hop dans la série : un coach physique, un coach de bien-être au travail, un coach pour m’apprendre à faire mon site, alors je te le demande… tu veux pas être mon coach.. coach de picole, de poésie, d’amour, de réussite, enfin un coach quoi ! Comme tout le monde quoi !

    Avant c’était mieux !

    Souviens-toi… avant nous avions des préparateurs physiques, des consultants en entreprises, des thérapeutes pour nos problèmes de cœur, des conseillés en image ou relooking, des formateurs… mais bon ils sont tous passé coach !

    Alors je sais ce que tu vas me dire… on me dit souvent.. surtout ceux qui sont coach… :

    • – on a le droit de s’appeler comme on veut non ! ? !

    -Ah ben oui.. je suis vraiment bête.. après tout je vais faire pareil… : « je voiture penser télémétrique outils doux... »

    -Tu comprends pas ?? Ah mais attend j’ai droit d’appeler les choses comme je veux faut t’y faire…!

    -….

    -Hein ?! Quoi ? si on veux se comprendre il faut qu’on parle la même langue… ? ha oui c’est vrai… mais du coup si j’utilise le même mot pour tout dire tu vas pas comprendre ce que je dis… schtroumpf alors ! … c’est pour ça que l’on à un vocabulaire riche ? 

    C’est un coachstchroumpferie !

    he oui en fait compte coach c’est le mot brouette qui veut plus rien dire… d’un autre coté ça permet à celui qui l’utilise d’avoir un mot à la mode et de faire n’importe quoi derrière… ? 

    Car c’est peut-être en fait un symptôme.. mais de quoi ? Et bien soit d’une utilisation marketing d’un mot qui plait (à ce jour) ou bien du fait de n’avoir pas trouvé exactement ce que l’on fait et du coup de ne pas trouver comment le nommer … 

    Mais bon c’est le problème du gars ! Alors pourquoi cela m’irrite ? Peut-être que cela empêche celles et ceux qui ont fait des formations de coaching, des certifications qui prennent du temps, de l’argent, un superviseur de pouvoir profiter pleinement en étant noyé dans le ‘j’aide donc je coach’…

    Mais comme le titre n’est pas protégé… je peux être le coach dont je parle au début…

    C’est quoi mon problème ?!?

    Bon alors je chipote ? Je suis élitiste ? Je suis old school ? Pénible ? Tout en même temps ? Qui sait… mais cela ne change rien pour les autres, pour les personnes qui font appel à une aide.

    Un métier qui n’est pas nommé n’est pas vraiment un métier… Et pourtant nous avons le vocabulaire pour comprendre
    – un consultant à un savoir-faire qu’il apporte et fait ce qu’il faut pour résoudre la situation ; il le fait
    -un formateur à un savoir-faire qu’il apprends pour que ce soit toi qui le fasse
    – un coach ne sait pas comment résoudre la situation il sait juste qu’il peut t’aider à trouver toi-même une solution

    C’est simple non? Résumons : Si je t’apprends à faire ton marketing, je te forme. Si je construis pour toi et avec toi ton marketing je suis consultant. Si je te pose des questions pour que toi-même tu trouves et décide comment faire je te coach.
    Et si je suis préparateur physique ? je t’aide à être en meilleure forme… C’est simple … 

    Alors que faire ?

    En fait cette confusion est à la fois facilitante dans le discours car je t’aide à trouver comment faire(coach) , puis je t’aide à le faire en t’apprenant (formateur) et te guidant (consultant), mais en même temps il t’es impossible de connaître réellement la compétence de la personne. 
    Tu n’as plus de point de référence. Impossible de séparer le bon grain de l’ivraie. Et impossible du coup de savoir à quoi t’attendre… va-t-il faire ? m’apprendre ? me faire trouver ? 

    Si toi-même tu es coach où si tu veux le devenir, j’ai une question pour toi : quelle terme définirait mieux que cela qui tu es, ce que tu proposes, ce que tu fais ? Et si tu trouvais un titre permettant aux personnes de comprendre en un clin d’œil ce que tu fais ?

    A vous de voir mais que préférez-vous :

    « J’ai été coach pendant 20 ans puis après je me suis formé des années pour être… coach… maintenant j’ai changé de métier et je coach des gens ou bien j’ai été entraîneur sportif durant 20 ans puis coach pour des entreprises avant de changer pour accompagner des indépendants à vivre de leur passion… « 


    La dictature de l’urgence et les nouvelles technologies appauvrissent notre langue disait Martine Rousseau. Et si nous décidions que l’enrichir nous permettrait de nous enrichir ?


    ref : Martine Rousseau – Retour sur l’accord du participe passé et autres bizarreries de la langue française

  • Stress au travail pour plus de 50%  des européens

    Stress au travail pour plus de 50% des européens


    Plus de la moitié des salariés européens est stressée ! La France à de la concurrence sur ce thème et sa place vous surprendra surement

    (suite…)
  • Ces 3 raisons qui expliquent l’échec d’un coaching

    Ces 3 raisons qui expliquent l’échec d’un coaching

    Ah, le coaching ! Cette solution miracle pour débloquer ta situation professionnelle, améliorer ton management et booster ton personal branding.

    Mais, parfois, ça ne marche pas 🤷.

    Heureusement, tu peux échapper à ce problème. L’approche du Mental Research Institute (MRI) de Palo-Alto, développée par des experts tels que Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, peut te venir en aide. Dans cet article, je t’explique les 3 raisons principales de l’échec d’un coaching et comment les éviter en utilisant ces méthodes innovantes.

    Échec coaching : 3 raisons que l’on ignore trop souvent

    Ces causes d’échec sont connues de tout coach sérieusement formé. Elles restent cependant difficiles à prendre en compte pour 2 raisons :

    • Frein interne : le coach, en remettant en cause le processus proposé, prend le risque de ne pas être retenu, même si sa proposition d’action est plus pertinente.
    • Frein externe : La majorité des interventions montre du doigt un « responsable du problème » et n’est pas souvent enclin à accepter une vision plus large pouvant mettre en cause non pas une personne, mais un mode de fonctionnement inhérent au système.

    De ce fait, ces trois éléments sont fréquemment occultés, négligés.

    Raison 1 : Le coaché, n’est pas toujours celui qu’on croit 🎭

    Tu penses que le problème vient de toi, mais détrompe-toi !

    Parfois, la personne qui bloque le système n’est pas celle qui porte l’étiquette « problème » 🏷️. C’est peut-être ton N+1, un service ou l’organisation elle-même.

    Habituellement, un manager ou un DRH, face à un problème, focalise son attention sur le révélateur du problème ; le « porteur du symptôme ». Il est alors considéré comme « celui qu’il faut coacher pour résoudre le problème ».

    C’est dû à une lecture linéaire de la situation, où l’on ne voit que des individus et leurs comportements, sans prendre en compte les interactions entre les membres d’un même système.

    Ce n’est pourtant pas souvent le cas.

    Prenons un exemple qui m’est arrivé, avec un patron voulant aider son assistante à prendre plus d’initiatives, qu’elle soit autonome afin qu’il puisse lui donner de nouvelles responsabilités.

    J’avais la possibilité de travailler avec elle, mais après un premier entretien, il semblait évident que le système : Patron-autonomie-assistante était contrôlé par le patron. C’est seulement en faisant du patron un allié dans le coaching que cela a pu avancer.

    Comme tu t’en doutes, se faire un allier du patron est une stratégie indirecte pour travailler au moins tout autant avec le patron, qui lui seul pouvait débloquer la situation. La porteuse du symptôme, l’assistante, à bien plus facilement pu trouver sa place et gagner en autonomie.

    L’approche de Palo-Alto propose de considérer les problèmes comme des interactions circulaires, où chaque élément du système contribue à maintenir la situation problématique. En analysant les interactions, tu pourras déceler les boucles de rétroaction qui entretiennent le problème et identifier le véritable levier de changement.

    Mais cette vision est moins facile à intégrer pour une organisation. Il est plus simple de changer le joueur qui joue mal plutôt qu’accepter que ce sont les règles du jeu qu’il faut changer. L’échec d’un coaching est plus gérable que le changement des règles.

    C’est là où le coach devient artiste, et arrive à faire accepter cette situation, puis la changer.

    🔍 Pour éviter cette erreur, interroge-toi sur les interactions et les responsabilités de chacun. N’oublie pas que les problèmes sont souvent partagés.

    📍 À retenir :

    – Le problème ne vient pas toujours du coaché ;
    – Prends en compte les interactions et les responsabilités ;
    – Observe le système dans son ensemble.

    Raison 2 : Ne te laisse pas berner par les apparences 🕵️

    Lorsque tu fais appel à un coach, tu as déjà une idée préconçue du problème.

    Attention, ne tombe pas dans le piège de cette vision trompeuse 😵. En effet, le commanditaire et le coaché ont souvent une explication logique à ce qui se passe, construite à partir de leur propre perception du problème.

    Cette vision peut être limitée et biaisée.

    Prenons un exemple classique d’un coaché voulant travailler son « problème » de prise de parole en public.

    La prise de parole est la solution qu’il suppose nécessaire pour résoudre son problème. Fréquemment le coach accepte ce travail, car c’est ce qui est demandé, malgré le fait qu’il sache que cela fait 3 fois que le coaché essaye de travailler sa prise de parole en public ; sans succès.

    Et Paul Watzlawick nous l’a pourtant dit : « C’est en faisant toujours plus de la même chose, qu’on obtient toujours plus de la même chose »…

    En creusant un peu, le coach pourrait se rendre compte que pour le coaché, le problème est qu’il n’a pas de promotion. Il pense que c’est lié au fait qu’il n’arrive pas à s’exprimer en réunion ou lors de séminaire. Sans explorer le problème, la bonne solution qui pourrait être très différentes n’apparaîtra pas.

    L’approche de Palo-Alto suggère de remettre en question les croyances et les présupposés qui sous-tendent la vision du problème. En adoptant une posture de « non-savoir », le coach pourra explorer de nouvelles perspectives et sortir des schémas de pensée habituels.

    ✨ Pour éviter cette erreur, laisse ton coach garder la main sur son intervention et questionne ta propre perception du problème.

    📍 À retenir :

    – Ne te fie pas aveuglément à ta lecture du problème et à la solution que tu penses être la bonne ;
    – Laisse le coach garder la main sur l’intervention ;
    – Remets en question ta perception.

    Raison 3 : Penser à l’intégration du changement 🔄

    Changer, c’est bien, mais encore faut-il que le changement s’inscrive durablement dans le système.

    Un comportement, une attitude ou une façon de penser différente ne suffit pas si le contexte dans lequel tu évolues n’évolue pas lui aussi 🏗️.

    Par exemple, devenir un leader plus présent au sein de ton équipe peut être risqué si la hiérarchie reste trop autoritaire. Accepter le fait que son assistante soit plus autonome à certainement des avantages, mais va aussi changer les règles relationnelles et peut-être que le patron n’est pas prêt à déléguer ce qu’il n’avait pas anticipé : « tu peux changer tant que le changement ne nécessite pas que je change moi-même« .

    L’approche de Palo-Alto et ses méthodes, comme celles de Giorgio Nardone, insistent sur l’importance de l’intégration du changement dans le système. Cela implique de préparer et d’anticiper les conséquences des transformations opérées, et de prendre en compte le contexte global.

    C’est la raison principale d’échec d’un coaching, car d’autres personnes ou interactions que le coaché doivent s’adapter.

    🌍 Pour éviter cette erreur, travaille sur l’acceptation du changement par l’ensemble du système et anticipe les éventuelles répercussions.

    📍 À retenir :

    – Intègre le changement dans le système ;
    – Anticipe les conséquences des transformations ;
    – Prends en compte le contexte général.

    Echec coaching la route est ouverte

    Conclusion : Évite l’échec d’un coaching en suivant l’approche systémique 🏆

    Maintenant que tu connais les 3 raisons principales qui expliquent l’échec d’un coaching, tu es mieux armé pour les éviter et réussir ton accompagnement.

    Le coaching connaît une forte croissance comme tu peux le voir ici au travers de chiffres surprenants, et il devient de plus en plus important d’intégrer ces 3 sources d’échec coaching.

    Grâce aux méthodes de l’approche systémique développées par le MRI de Palo-Alto et sa version francophone, l’Institut Gregory Bateson, tu pourras naviguer à travers les obstacles et trouver la solution à ton problème.

    Que nous considérions l’individu seul avec ses interactions avec le monde ou une équipe, le système avec lequel nous travaillons tends à rester à l’équilibre. Chaque changement sera atténué pour retrouver la situation d’avant. C’est le principe d’homéostasie.

    Cela nécessite de la part de ces personnes une vision large de la problématique et une habitude d’observation permettant de voir non seulement les comportements mais aussi les jeux interactionnels présents.

    🚨 N’oublie pas : observe le système dans son ensemble, questionne ta perception du problème et assure-toi de l’intégration du changement. En appliquant ces conseils, tu mettras toutes les chances de ton côté pour réussir ton coaching et devenir un entrepreneur ou manager épanoui 🌟.

    📍 À retenir :

    – Maîtrise les 3 raisons de l’échec du coaching ;
    – Accepte de remettre en cause ta vision du problème ;
    – Utilise une approche systémique pour les éviter ;
    – Observe, questionne et intègre le changement pour réussir.


    Bibliographie 📚 :

    1. Watzlawick, P., Weakland, J. H., & Fisch, R. (1974). « Changements: Paradoxes et psychothérapie« . Paris: Seuil.
    2. Nardone, G., & Watzlawick, P. (2005). L’art du changement : Thérapie stratégique et hypnothérapie sans transe. Paris: Seuil.
    3. Pour aller plus loin sur l’homme dans un monde interactionnel : Jean-Jacques Wittezaele « L’homme relationnel‘, Paris, Seuil.