Si un salarié ou une société peut vendre une compétence, un indépendant doit avant tout se vendre lui-même ; faire son #marketing de soi. Ce n’est pas toujours facile de faire la part des choses et trouver notre fil conducteur, c’est ce que Elsa Sayagh dans son article sur #welcometothejungle nous explique.
Auteur/autrice : Olivier Parent
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Comment faire le marketing de soi ? – WTTJ
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Génération Z : Révolution du Travail et Engagement
As-tu déjà entendu parler de la génération Z ? Née après 1995, cette génération apporte une vraie révolution dans le monde du travail.
La notion de fidélité pour la génération Z
Cette génération est souvent décrite comme des « zappeurs ». Ils semblent moins attachés à leurs employeurs que leurs aînés. Une étude d’Ipsos réalisée en 2017 est très révélatrice de ce phénomène.
Elle a montré que 64 % des jeunes français pensent que le fait de cumuler plusieurs emplois sera courant dans 10 ans. Les chiffres sont similaires au Royaume-Uni, où ce taux atteint 70 %.
Le choix des carrières multiples et flexibles
La génération Z rejette l’idée du CDI comme seule perspective. Ils préfèrent le travail flexible. Selon la même étude d’Ipsos, 50% des jeunes français privilégient le statut de freelance ou d’intérimaire.
Ils sont attirés par la souplesse et la variété que ces formes d’emploi offrent. Les jeunes talents ne voient plus le CDI comme une fin en soi.
Le rôle des entreprises dans le développement de la fidélité
Comment les entreprises peuvent-elles répondre à cette évolution ? Prenons l’exemple d’Urban Outfitters. Cette marque de prêt-à-porter a adopté une stratégie innovante pour fidéliser la génération Z.
Ils ont lancé une application mobile proposant un programme de fidélité « gagnant-gagnant ». Ce système récompense l’engagement des jeunes clients sur les réseaux sociaux.
L’approche du leadership transformationnelle est une approche intéressante pour manager la Génération Z.
Le lien social et la fidélité
Pour la génération Z, les liens sociaux sont essentiels. Ils sont plus qu’un client lorsqu’ils se sentent connectés à une marque. Ils deviennent des acteurs, des parties prenantes.
C’est ce que l’on appelle la fidélité collaborative. Il s’agit d’un engagement qui va au-delà de l’aspect transactionnel.
Les pratiques de consommation de la génération Z et leur impact sur la fidélité
Les comportements de consommation de la génération Z ont beaucoup changé. Pour eux, un point de vente n’est plus seulement un lieu d’achat. C’est un espace où ils expérimentent, découvrent et interagissent.
C’est un lieu où ils peuvent exprimer leur autonomie, socialiser et prendre du plaisir. Ce changement de perspective a un impact direct sur leur fidélité envers une marque ou un magasin.

Source : hrmaps.eu.com/ L’approche de vie de la génération Z
La génération Z est axée sur le mouvement et l’aventure. Pour eux, l’idée d’un emploi à vie dans une seule entreprise est dépassée. Ils sont attirés par les missions à court terme, qui leur permettent de vivre de nouvelles expériences.
Le « slasher » : une nouvelle réalité pour la génération Z
Connais-tu le terme « slasher » ? C’est une réalité pour de nombreux membres de la génération Z. Il s’agit de personnes qui cumulent plusieurs emplois ou activités.
Ce phénomène est une réponse aux contraintes du marché du travail, notamment l’augmentation du nombre de contrats à durée déterminée, le taux de chômage élevé et l’apparition de nouveaux métiers.
La recherche d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle
La génération Z est en quête d’une harmonie plus grande entre leur vie professionnelle et leur vie personnelle. Selon l’étude Ipsos, 64% d’entre eux aspirent à cet équilibre. Qui peut leur reprocher cela ?
Néanmoins, cette aspiration n’est pas sans conséquences. Elle implique une redéfinition de la place du travail dans la vie individuelle et collective.
Le travail : un pilier structurant de la vie sociale
Historiquement, le travail a joué un rôle central dans la structuration de notre vie sociale. Les sociologues comme Durkheim ont mis en lumière le lien entre travail, intégration sociale et sentiment d’appartenance.
La remise en question de la place du travail, telle que nous l’avons toujours connue, pourrait donc bouleverser l’équilibre de notre société. Elle soulève des interrogations sur notre rapport au temps, à l’engagement et à la communauté.
Vers une réorganisation sociale ?
Cette aspiration à un meilleur équilibre vie professionnelle-vie personnelle conduit à une véritable réorganisation sociale. Les spécialistes, comme le sociologue Zygmunt Bauman, parlent d’une « société liquide », où les repères traditionnels s’effacent au profit d’une flexibilité accrue.
Selon Bauman, cette fluidité peut conduire à l’émancipation de l’individu mais aussi à l’insécurité et à la précarité. Les effets à long terme de cette mutation sont encore incertains.
En somme, la génération Z est en train de repenser la place du travail dans leur vie et par extension, dans notre société. Ce changement pourrait avoir des répercussions importantes sur notre manière de vivre ensemble.
Évolution de la perception du « slasher » et de la notion de fidélité
La notion du « slasher », autrefois perçue négativement, a beaucoup évolué avec l’arrivée de la génération Z. Elle n’est plus associée à l’infidélité et au désengagement, bien au contraire.
Le « slasher » : diversité et engagement
Aujourd’hui, être un « slasher » est synonyme de diversité d’expériences et de compétences. C’est une nouvelle forme d’engagement qui s’exprime à travers la multiplicité des rôles et des responsabilités.
La philosophie et psychologue du travail, Julia de Funès, a parfaitement illustré cette transformation. Selon elle, la génération Z est en quête de sens et d’engagement, une quête qui transcende le besoin de stabilité.
La quête de sens et d’engagement de la génération Z
Si auparavant, les employés cherchaient un poste qu’ils pourraient garder toute leur vie, souvent sans grande motivation, la génération Z est différente. Ils changent de poste fréquemment, mais leur engagement et leur investissement sont sans précédent.
Ils cherchent un travail qui a du sens, qui correspond à leurs valeurs et dans lequel ils peuvent s’investir pleinement, même pour une durée plus courte.
Les avantages pour les entreprises
Cette nouvelle dynamique offre également des opportunités pour les entreprises. En comprenant et en valorisant la quête de sens et l’engagement de leurs employés, elles peuvent bénéficier d’une équipe hautement motivée et flexible.
En effet, les membres de la génération Z sont prêts à bouger, à relever de nouveaux défis et à s’adapter aux changements, ce qui peut être un atout précieux dans un monde du travail en constante évolution.
En somme, la génération Z est en train de redéfinir la notion de fidélité au travail. Elle dépasse le simple attachement à une entreprise pour embrasser une vision plus large, basée sur l’engagement, le sens et la diversité des expériences.
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Le télétravail annonciateur du futur ?
Travaillez de chez vous, même si ce n’est pas précisé dans votre contrat ! À ce sujet la nouvelle loi sur le travaille propose une réponse claire en fonction depuis le 1er janvier 2018
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Attention ! un coaché peut en cacher un autre
Combien de fois en tant que coach, nous apercevons-nous avant même un coaching ou durant celui-ci que la personne assise en face de nous n’est pas la personne qu’il faudrait coacher pour débloquer la situation ? Mais comment peut-on s’en apercevoir avant l’intervention, aussi bien pour le coach que pour le prescripteur du coaching ? Quelles-sont les questions à se poser ?
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Ces 3 raisons qui expliquent l’échec d’un coaching
Ah, le coaching ! Cette solution miracle pour débloquer ta situation professionnelle, améliorer ton management et booster ton personal branding.
Mais, parfois, ça ne marche pas 🤷.
Heureusement, tu peux échapper à ce problème. L’approche du Mental Research Institute (MRI) de Palo-Alto, développée par des experts tels que Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, peut te venir en aide. Dans cet article, je t’explique les 3 raisons principales de l’échec d’un coaching et comment les éviter en utilisant ces méthodes innovantes.
Échec coaching : 3 raisons que l’on ignore trop souvent
Ces causes d’échec sont connues de tout coach sérieusement formé. Elles restent cependant difficiles à prendre en compte pour 2 raisons :
- Frein interne : le coach, en remettant en cause le processus proposé, prend le risque de ne pas être retenu, même si sa proposition d’action est plus pertinente.
- Frein externe : La majorité des interventions montre du doigt un « responsable du problème » et n’est pas souvent enclin à accepter une vision plus large pouvant mettre en cause non pas une personne, mais un mode de fonctionnement inhérent au système.
De ce fait, ces trois éléments sont fréquemment occultés, négligés.
Raison 1 : Le coaché, n’est pas toujours celui qu’on croit 🎭
Tu penses que le problème vient de toi, mais détrompe-toi !
Parfois, la personne qui bloque le système n’est pas celle qui porte l’étiquette « problème » 🏷️. C’est peut-être ton N+1, un service ou l’organisation elle-même.
Habituellement, un manager ou un DRH, face à un problème, focalise son attention sur le révélateur du problème ; le « porteur du symptôme ». Il est alors considéré comme « celui qu’il faut coacher pour résoudre le problème ».
C’est dû à une lecture linéaire de la situation, où l’on ne voit que des individus et leurs comportements, sans prendre en compte les interactions entre les membres d’un même système.
Ce n’est pourtant pas souvent le cas.
Prenons un exemple qui m’est arrivé, avec un patron voulant aider son assistante à prendre plus d’initiatives, qu’elle soit autonome afin qu’il puisse lui donner de nouvelles responsabilités.
J’avais la possibilité de travailler avec elle, mais après un premier entretien, il semblait évident que le système : Patron-autonomie-assistante était contrôlé par le patron. C’est seulement en faisant du patron un allié dans le coaching que cela a pu avancer.
Comme tu t’en doutes, se faire un allier du patron est une stratégie indirecte pour travailler au moins tout autant avec le patron, qui lui seul pouvait débloquer la situation. La porteuse du symptôme, l’assistante, à bien plus facilement pu trouver sa place et gagner en autonomie.
L’approche de Palo-Alto propose de considérer les problèmes comme des interactions circulaires, où chaque élément du système contribue à maintenir la situation problématique. En analysant les interactions, tu pourras déceler les boucles de rétroaction qui entretiennent le problème et identifier le véritable levier de changement.
Mais cette vision est moins facile à intégrer pour une organisation. Il est plus simple de changer le joueur qui joue mal plutôt qu’accepter que ce sont les règles du jeu qu’il faut changer. L’échec d’un coaching est plus gérable que le changement des règles.
C’est là où le coach devient artiste, et arrive à faire accepter cette situation, puis la changer.
🔍 Pour éviter cette erreur, interroge-toi sur les interactions et les responsabilités de chacun. N’oublie pas que les problèmes sont souvent partagés.
📍 À retenir :
– Le problème ne vient pas toujours du coaché ;
– Prends en compte les interactions et les responsabilités ;
– Observe le système dans son ensemble.Raison 2 : Ne te laisse pas berner par les apparences 🕵️
Lorsque tu fais appel à un coach, tu as déjà une idée préconçue du problème.
Attention, ne tombe pas dans le piège de cette vision trompeuse 😵. En effet, le commanditaire et le coaché ont souvent une explication logique à ce qui se passe, construite à partir de leur propre perception du problème.
Cette vision peut être limitée et biaisée.
Prenons un exemple classique d’un coaché voulant travailler son « problème » de prise de parole en public.
La prise de parole est la solution qu’il suppose nécessaire pour résoudre son problème. Fréquemment le coach accepte ce travail, car c’est ce qui est demandé, malgré le fait qu’il sache que cela fait 3 fois que le coaché essaye de travailler sa prise de parole en public ; sans succès.
Et Paul Watzlawick nous l’a pourtant dit : « C’est en faisant toujours plus de la même chose, qu’on obtient toujours plus de la même chose »…
En creusant un peu, le coach pourrait se rendre compte que pour le coaché, le problème est qu’il n’a pas de promotion. Il pense que c’est lié au fait qu’il n’arrive pas à s’exprimer en réunion ou lors de séminaire. Sans explorer le problème, la bonne solution qui pourrait être très différentes n’apparaîtra pas.
L’approche de Palo-Alto suggère de remettre en question les croyances et les présupposés qui sous-tendent la vision du problème. En adoptant une posture de « non-savoir », le coach pourra explorer de nouvelles perspectives et sortir des schémas de pensée habituels.
✨ Pour éviter cette erreur, laisse ton coach garder la main sur son intervention et questionne ta propre perception du problème.
📍 À retenir :
– Ne te fie pas aveuglément à ta lecture du problème et à la solution que tu penses être la bonne ;
– Laisse le coach garder la main sur l’intervention ;
– Remets en question ta perception.Raison 3 : Penser à l’intégration du changement 🔄
Changer, c’est bien, mais encore faut-il que le changement s’inscrive durablement dans le système.
Un comportement, une attitude ou une façon de penser différente ne suffit pas si le contexte dans lequel tu évolues n’évolue pas lui aussi 🏗️.
Par exemple, devenir un leader plus présent au sein de ton équipe peut être risqué si la hiérarchie reste trop autoritaire. Accepter le fait que son assistante soit plus autonome à certainement des avantages, mais va aussi changer les règles relationnelles et peut-être que le patron n’est pas prêt à déléguer ce qu’il n’avait pas anticipé : « tu peux changer tant que le changement ne nécessite pas que je change moi-même« .
L’approche de Palo-Alto et ses méthodes, comme celles de Giorgio Nardone, insistent sur l’importance de l’intégration du changement dans le système. Cela implique de préparer et d’anticiper les conséquences des transformations opérées, et de prendre en compte le contexte global.
C’est la raison principale d’échec d’un coaching, car d’autres personnes ou interactions que le coaché doivent s’adapter.
🌍 Pour éviter cette erreur, travaille sur l’acceptation du changement par l’ensemble du système et anticipe les éventuelles répercussions.
📍 À retenir :
– Intègre le changement dans le système ;
– Anticipe les conséquences des transformations ;
– Prends en compte le contexte général.
Conclusion : Évite l’échec d’un coaching en suivant l’approche systémique 🏆
Maintenant que tu connais les 3 raisons principales qui expliquent l’échec d’un coaching, tu es mieux armé pour les éviter et réussir ton accompagnement.
Le coaching connaît une forte croissance comme tu peux le voir ici au travers de chiffres surprenants, et il devient de plus en plus important d’intégrer ces 3 sources d’échec coaching.
Grâce aux méthodes de l’approche systémique développées par le MRI de Palo-Alto et sa version francophone, l’Institut Gregory Bateson, tu pourras naviguer à travers les obstacles et trouver la solution à ton problème.
Que nous considérions l’individu seul avec ses interactions avec le monde ou une équipe, le système avec lequel nous travaillons tends à rester à l’équilibre. Chaque changement sera atténué pour retrouver la situation d’avant. C’est le principe d’homéostasie.
Cela nécessite de la part de ces personnes une vision large de la problématique et une habitude d’observation permettant de voir non seulement les comportements mais aussi les jeux interactionnels présents.
🚨 N’oublie pas : observe le système dans son ensemble, questionne ta perception du problème et assure-toi de l’intégration du changement. En appliquant ces conseils, tu mettras toutes les chances de ton côté pour réussir ton coaching et devenir un entrepreneur ou manager épanoui 🌟.
📍 À retenir :
– Maîtrise les 3 raisons de l’échec du coaching ;
– Accepte de remettre en cause ta vision du problème ;
– Utilise une approche systémique pour les éviter ;
– Observe, questionne et intègre le changement pour réussir.
Bibliographie 📚 :
- Watzlawick, P., Weakland, J. H., & Fisch, R. (1974). « Changements: Paradoxes et psychothérapie« . Paris: Seuil.
- Nardone, G., & Watzlawick, P. (2005). L’art du changement : Thérapie stratégique et hypnothérapie sans transe. Paris: Seuil.
- Pour aller plus loin sur l’homme dans un monde interactionnel : Jean-Jacques Wittezaele « L’homme relationnel‘, Paris, Seuil.